Pages

Affichage des articles dont le libellé est Pocket. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pocket. Afficher tous les articles

samedi 14 juin 2014

Filles de Lune, tome 1 : Naïla de Brume d'Elisabeth Tremblay

D'après une légende qui remonte à des temps immémoriaux, régnera sur la Terre des Anciens celui ou celle qui parviendra à retrouver les trônes mythiques de Darius le Sage et de son ennemi juré, le sorcier Ulphydius. Depuis plus de sept siècles, les aspirants au pouvoir sont nombreux et s'affrontent sans relâche. Toutefois, seule une Fille de Lune de la lignée maudite pourrait redresser les torts causés par ses aïeules, responsables de ces luttes sans merci que se livrent des peuples autrefois pacifiques. Mais les descendantes de cette lignée sont toutes disparues. Du moins, semble-t-il...

À vingt-cinq ans, la vie de Naïla bascule. Sous le choc de son double deuil, elle accepte d'aider sa tante à rénover la maison familiale. Voilà donc la jeune femme de retour dans ce petit village en bordure du fleuve St-Laurent, où les innombrables souvenirs de vacances devraient lui apporter du réconfort.

Mais une trouvaille faite dans le grenier de la maison ancestrale empêchera Naïla d'y trouver la quiétude tant espérée. Les découvertes troublantes se succèdent, remettant en questions non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et ses convictions...

Naïla de Brume est le premier tome d’une série fantasy plutôt intéressante.
Premier point positif, une héroïne. Je m’explique : souvent les romans de fantasy suivent soit des héros très « testostèronéisés », soit de jeunes garçons en pleine quête initiatique. Moi, j’apprécie de pouvoir m’identifier au personnage principal et je trouve cela plus facile s’il s’agit d’une femme.
Deuxième point positif : le point de départ dans le monde réel. Je suis très attirée par les histoires qui concernent des individus issus de notre société qui se trouvent plongés dans un monde fantastique, comme dans La Tapisserie de Fionavar.
Troisième point positif : l’imagination de l’auteur. L’univers construit est foisonnant. Il se révèle par petites touches et garde une part de mystère bienvenue puisque d’autres tomes nous attendent. Pour autant, pas de rétention d’information abusive comme dans d’autres romans. Ici, on en a bien assez pour plusieurs épisodes.
Mon seul regret est que Naïla n’ait pas plus de moyens pour se défendre dans ce premier tome. Elle est donc ballotée par les événements et très dépendante des autres personnages pour sa survie. J’espère que cela  évoluera car il est frustrant de la voir subir certaines situations.

Ma note Livraddict : 16 / 20

dimanche 12 janvier 2014

Le Treizième Conte de Diane Setterfield


Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...


Tout était fait pour me plaire dans ce roman. Tout d’abord, l’atmosphère tissée de secrets et enrichie par des références à la littérature anglaise du XIXe siècle devient rapidement captivante. Sa construction également, alternant le présent de Margaret et le passé de Vida Winter, entretient l’ambiance mystérieuse.
Vida raconte son histoire en suivant une chronologie particulière. Elle démarre avant sa naissance mais fait progresser son récit telle la maîtresse des lieux et du temps, n’éclairant que ce qu’elle juge nécessaire. Cela donne l’impression de traverser un large couloir très sombre équipé d’une lampe de poche. C’est passionnant car on a bien conscience de ne pas avoir toutes les clés mais on passe devant de nombreuses portes sans même les deviner.
Margaret, quant à elle, recueille l’histoire de Vida et tente de combler les vides en menant une enquête parallèle. Cet aspect du « présent » ajoute à l’intérêt, apporte quelques réponses mais aussi de nombreuses questions. En revanche, je n’en dirai pas autant des moments où le roman s’attache davantage au personnage de Margaret, à ses blessures personnelles et à ses rêves. Le contraste est tellement fort avec la vie de Vida, que j’ai trouvé cela bien fade.
Je n’ai pas réussi à m’intéresser à ses états d’âme et je n’avais qu’une hâte, retourner à Angelfield et à ses énigmes.

Toutefois, je ne pense pas avoir apprécié ce roman autant que je l’aurais pu, occupée que j’étais à repérer les points communs avec d’autres écrits similaires. J’ai marqué beaucoup d’arrêts pour me remémorer les livres de Kate Morton, notamment Le jardin secret et Les Heures lointaines. Les thèmes, les personnages, la structure même du livre se rejoignent de manière frappante : les fautes du père et leurs conséquences, la relation mère-fille, la gémellité, la place de l’écriture et de la lecture, l’importance donnée aux jardins, l’alternance passé-présent… J’ai passé du temps à m’interroger sur le lien entre Diane Setterfield et Kate Morton dont les écrits sont ultérieurs.

Le treizième conte est donc une histoire incarnée par des personnages aux relations complexes et une association mystères et secrets de famille qui fonctionne à tous les coups… en tout cas, pour moi.

Ma note Livraddict : 16 / 20


Cette lecture rapporte un point à mon équipe dans le Cluedo littéraire d'Iliade.



mercredi 1 janvier 2014

L’Épreuve, tome 1 : Le Labyrinthe de James Dashner

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans.


Voici un billet bien difficile à écrire : il va me falloir paire part de mes quelques déceptions tout en laissant apparaître à quel point cette lecture fut sympathique. 
Ce roman démarre par une situation tout aussi intrigante que l'univers dans lequel elle prend place : Thomas se réveille amnésique dans un monte-charge qui le mène dans une ferme entourée d'un labyrinthe qui n'a pas encore livré ses secrets. Notre héros se pose des tonnes de questions et trouve que les réponses viennent trop lentement. Eh bien! en termes d'identification au personnage, c'est une réussite car moi aussi je trouvais que cela n'allait pas assez vite au départ. Je ne dis pas que je n'ai pas apprécié ma lecture, loin de là. C'est juste qu'une fois la situation de posée, j'ai trouvé qu'elle mettait un peu de temps à évoluer. Bon! là, on pourrait me dire que je chipote étant donné la vitesse à laquelle se lit ce livre, d'autant plus que l'intérêt reste soutenu par des personnages que la situation de huis-clos met  en valeur. Alors j'arrête les critiques négatives (enfin si, il y en aura encore une petite juste après) : cette histoire se révèle en fait une agréable découverte marquée par des rebondissements, des révélations, de l'action et de l'émotion. On s'interroge, on s'inquiète pour les personnages et on tourne les pages très rapidement.
Reste un point négatif, le livre se termine sans avoir répondu complètement à la principale question : quel était le but de tout ça ? Le mystère n'est pas totalement levé car... il y a un tome 2 et même un 3. Je n'ai absolument rien contre les séries ni contre les romans coupés en plusieurs tomes mais, dans ce cas, je n'apprécie guère d'avoir l'impression qu'on en a gardé "sous le coude" pour la suite. Toutefois, je fais partie des chanceux qui ont lu ce volume tardivement et qui vont pouvoir lire le suivant très rapidement. Car, oui, j'en reviens à mon premier propos  : j'ai aimé ce livre et, bien sûr, je vais continuer l'aventure avec La Terre brûlée.

Ma note Livraddict : 16 / 20

dimanche 22 décembre 2013

Shadow hills d'Anastasia Hopcus

Perséphone Archer souhaite donner un sens à la mort soudaine de sa sœur jumelle, Athena. En proie à des rêves énigmatiques, elle abandonne son ancienne vie et intègre l’école de Shadow Hills, mentionnée dans le journal intime de sa sœur juste avant sa mort. L'endroit est un peu spécial : au 18e siècle, une épidémie dévastatrice a ravagé la population, mais les citoyens semblent aujourd’hui dotés de capacités psychiques exceptionnelles. Même Zach, un superbe inconnu dont Perséphone fait la connaissance sur le campus, renferme de sombres secrets. La jeune fille est certaine que les habitants de Shadow Hills dissimulent la vérité sur la disparition brutale de sa sœur. Mais elle est loin de se douter que son propre destin est inextricablement lié à l'histoire de la ville…


Après avoir lu des critiques plutôt enthousiastes, j'ai fini par me lancer dans la lecture de ce roman sur ma liseuse. Eh bien je ne regrette pas de ne pas avoir acheté le livre "en vrai". 

Nous avons là une texte qui, en effet, se lit très facilement. Peut-être devrais-je dire "trop facilement". L’ensemble m'a paru simpliste. 
Commençons par l'intrigue. J'ai éprouvé la sensation d'un manque de tissage. Les événements et les mystères qu'ils sont sensés apporter sont décrits de manière superficielle et, de ce fait, je n'ai éprouvé que peu d'intérêt pour les quelques révélations disséminées au fil de l'ouvrage.
Concernant les personnages, c'est la même impression de survol. Chacun semble l'archétype d'un personnage que l'on pourrait trouver dans de multiples romans YA.
Le cadre enfin est un classique de ce type de littérature : un pensionnat, une petite ville... En général, je suis vraiment bon publique pour les mystères qui se déroulent dans des écoles mais, là encore, c'est comme si on avait pris un peu de plusieurs romans du même genre. Ce qui, finalement, donne un résultat qui manque de substance.
Shadow Hills est donc une déception pour moi, d'autant qu'il y avait de bonnes idées. Malheureusement, leur traitement m'a laissée sur le bord de la route.

Ma note Livraddict : 10 / 20